FAQ

1/ Qu’entendez-vous par « fake news » ?

Fake news en anglais se traduit littéralement par « fausses nouvelles » en français.


Il n’y a donc pas de notion d’intentionnalité de nuire dans la notion de « fake news ».
Notre site se base sur la traduction littérale de « fake news » et répertorie les erreurs des médias, quelles qu’elles soient.
Il est impossible selon nous d’évaluer le degré d’intentionnalité de nuire chez quelqu’un qui diffuse une information erronée. Nous ne sondons ni les reins ni les cœurs, et en restons donc aux faits. Beaumarchais disait : « Les commentaires sont libres, les faits sont sacrés.« 
La définition que nous retenons est donc moins restrictive que celle qui prétend mesurer l’intentionalité de l’émetteur, et plus restrictive que celle qu’utilisent les journalistes du Washington Post pour dénoncer ce qu’ils appellent les fake news du Président Donald Trump. En effet il considèrent comme « fake news » des informations correctes mais dont le contexte ne serait pas suffisant.
Fake news étant passé dans le langage courant depuis la loi anti-fake news en France, et l’expression utilisée aux Etats-Unis par le président américain, nous l’utilisons de préférence à infox, intox ou encore fausses nouvelles.

2/ Pourquoi ne traiter que des grands médias et pas des réseaux sociaux ?

Les grands médias s’occupent déjà très bien des fake news des réseaux sociaux.
Nous préférons nous focaliser sur les fake news des grands médias qui sont plus graves à nos yeux, et moins traitées proportionnellement.
Plus graves car les fake news diffusées par les grands médias sont le plus souvent diffusées à plus grande échelle que celles des réseaux sociaux, et bénéficient en plus de la crédibilité des grands médias.
Moins traitées proportionnellement car bien qu’étant plus diffusées et par des supports plus crédibles que les réseaux sociaux, les fake news diffusées par les grands médias sont rarement dénoncées par les grands médias, par corporatisme, copinage, paresse ou un peu des trois.
C’est d’ailleurs un scandale que les grand médias s’occupent autant de fact-checking des réseaux sociaux et quasiment jamais des autres grands médias. L’idée selon laquelle les fake news seraient plus nombreuses sur les réseaux sociaux que dans les grands médias est une fake news que notre site réfute par son existence et son activité.
Cela dit nous relevons les fake news propagées sur twitter quand elles sont le fait de personnalités connues.

3/ Pourquoi ne pas traiter des fake news des hommes et femmes politiques ?

Idem, les grands médias s’en occupent déjà très bien, et cela représenterait un travail supplémentaire colossal que notre petite équipe ne peut pas se permettre si elle veut rester à la pointe du combat contre les fake news des grands médias.
Par ailleurs le pouvoir des politiques est fortement limité par de nombreux contre-pouvoirs : la justice, les médias, l’élection, etc. Alors que le pouvoir des médias n’est limité par aucun contre-pouvoir, à part Internet justement.

4/ Pourquoi avoir créé ce site ?

Journaliste indépendant m’intéressant à la qualité de l’information et de sa transmission depuis 2003, j’ai eu l’idée de Fake News France pour créer un véritable contre-pouvoir au 1er pouvoir, le pouvoir médiatique.
Les grands médias sont très puissants mais aucun contre-pouvoir n’existe encore pour en limiter les excès, les erreurs et les abus.
D’ici quelques années, nous avons l’ambition que Fake News France devienne ce contre-pouvoir, grâce à ses spécificités, sa qualité et la quantité de fake news réunies et/ou révélées par le site jour après jour.
Ainsi, nous voulons sanctionner la diffusion de fake news dans les grands médias en touchant à ce que les journalistes et les médias ont de plus précieux : leur réputation.
L’accès aux fake news par média et par journaliste (ou personnalité) et leur référencement dans les moteurs de recherche inciteront progressivement tous ceux qui interviennent dans l’espace public à vérifier leurs informations avant de les diffuser, de crainte de figurer sur notre site avec un nombre croissant de fake news à leur actif.
Il permettra aussi au grand public d’être mieux informé sur les journalistes, personnalités et médias qui publient le plus de fake news afin de s’en méfier conformément à leur niveau de production de fake news.
Il permettra enfin aux personnalités, associations, hommes et femmes politiques, membres de la société civile etc. de pouvoir bénéficier d’une caisse de résonance qu’ils pourront saisir s’ils sont victimes d’une fake news de la part d’un ou plusieurs grands médias.

5/ Avez-vous une ligne politique ?

Le principal animateur de Fake news France, Jean Robin, ne se cache pas et ne cache pas avoir des opinions politiques, comme tout le monde. Il avait pu en exprimer certaines sur le plateau de Ce soir ou jamais sur France 2 en 2013 :

Mais avec Fake News France il les met de côté pour privilégier la détection de fake news, quelles qu’elles soient et d’où qu’elles viennent.
Le site témoigne de cette pluralité d’opinions présentes sur Fake news France, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, toutes les tendances religieuses, et tous les particularismes.
La seule ligne de Fake News France est la vérité des faits.

6/ Ce genre de site n’existe-t-il pas déjà ?

Certains sites, classés aux extrêmes du spectre politique, ont entrepris, souvent depuis longtemps, de relever les fake news des grands médias. Mais c’est loin d’être leur seule mission, ils ne trient pas les fake news par média et par personnalité, et leur positionnement idéologique les empêche d’être exhaustif et impartiaux.
A l’extrême-gauche, c’est le cas de sites comme Arrêts sur Images ou Acrimed.
A l’extrême-droite, c’est le cas de sites comme les Bobards d’Or ou l’OJIM.
Nous avons d’ailleurs pioché parmi les fake news des grands médias identifiées par ces sites pour alimenter Fake news France, en respectant le droit de citation et en indiquant la source à chaque fois.
Plus récemment de grands médias font ce travail de relever des fake news, principalement dans les réseaux sociaux et chez les politiques mais parfois aussi dans les grands médias.
Que ce soit le Décodex du Monde, Checknews de Libération, Desintox d’Arte, etc.
Pour une dizaine de fake news sur les réseaux sociaux ou d’hommes et femmes politiques, ces médias relèvent environ une fake news provenant de grands médias (qui sont donc noyées parmi toutes les autres, d’autant qu’elles ne sont pas triées).
De plus ces grands médias « oublient » souvent de citer leurs confrères qui ont produit des fake news, ou ils n’en citent qu’une petite partie.
D’autres sites ou blogs plus confidentiels peuvent de temps à autres relever des fake news de grands médias.
Fake news France est le premier site à rassembler un maximum de fake news des grands médias français, et seulement ces fake news là, d’une part.
Et d’autre part c’est le seul site à classer les fake news par personne (journaliste ou autre personnalité) et par média, afin de les retrouver facilement et de savoir qui en produit le plus.

7/ Pourquoi êtes-vous le premier à créer ce genre de site ?

L’idée du site vient d’une longue réflexion sur le sujet, sur ce qu’apportent les spécificités d’internet : les bases de données grâce aux catégories, l’hypertexte, la permanence de l’information etc.
J’ai commencé cette réflexion en 2003 avec la rédaction d’un petit livre intitulé Manifeste du journalisme continu, qui était préfacé par Michel Legris, un journaliste du Monde de l’époque de Hubert Beuve-Méry, qui publia un livre très critique sur ce qu’était devenu le Monde après Beuve-Méry. Malgré la différence de générations (j’avais la vingtaine et lui dépassait les 70 ans), il avait reconnu dans cette réflexion une manière nouvelle de pratiquer le journalisme de qualité.
La même année je créais AQIT, Association pour la Qualité de l’Information et de sa Transmission. J’avais en parallèle un site internet pour illustrer ma théorie du journalisme continu. J’étais d’ailleurs interviewé pour la première fois à Hourtin, à l’Université d’été de la communication :

J’ai ensuite dénoncé en 2005 le mensonge au sujet du plagiat de Thierry Ardisson :

Puis j’ai créé une maison d’édition (qui a duré plus de 13 ans), et un média d’information en ligne (qui a duré plus de 6 ans).
Cette longue réflexion et le fait de ne plus dépendre des médias pour vivre m’a amené à avoir l’idée de Fake news France en août 2019.

8/ Les personnes mises en cause sur Fake News France peuvent-elles réagir ?

Elles peuvent nous envoyer un mail à fakenewsfrance@protonmail.com et nous publierons leur droit de réponse sur notre site s’il respecte la loi française.

9/ Etes-vous contre les journalistes des grands médias ?

Nous ne sommes pas contre les journalistes mais contre les mauvaises pratiques des journalistes. Quelles que soient les raisons qui les amènent à commettre des fake news, incompétence, précipitation, idéologie ou autre, cela ne nous regarde pas car nous ne regardons que le produit fini : l’information. Est-elle vraie ou fausse, c’est tout ce qui nous intéresse. En tant que lanceurs d’alerte contre les fake news, nous voulons pousser les journalistes à être plus professionnels et à en diffuser moins. Nous voulons les responsabiliser.

10/ Peut-on vous envoyer des fake news et si oui comment faut-il procéder ?

Nous ne sommes intéressés que par des fake news inédites, donc récentes. En effet notre organisation et notre veille nous amène à récupérer les fake news déjà identifiées par d’autres sites.

Pour nous envoyer des fake news inédites il y a deux manières de procéder :
– nous envoyer un mail à fakenewsfrance@protonmail.com
– ou publier un tweet en mettant en copie @fake_france

Pour une efficacité maximum la fake news doit être détaillée au mieux pour nous faire gagner du temps et être sûr que nous allons la traiter dans les meilleurs délais.
S’il s’agit d’une vidéo : la minute à laquelle la fake news se trouve doit être indiquée.
S’il s’agit d’un article ou d’un livre : l’extrait exact avec référence (page pour un livre, date pour un article, etc.) doit être indiquée.
Et plus généralement toutes les sources nécessaires pour nous permettre de contre-enquêter et de démontrer aux lecteurs qu’il s’agit bien d’une fake news.
Partez du principe que nous ignorons tout du sujet de la fake news en question, afin que nous puissions réellement avoir toutes les informations nécessaires à la vérification de ce que vous nous envoyez.
Si nous avons le moindre doute nous ne publions pas.

11/ Peut-on rejoindre votre équipe et si oui comment ?

Oui, pour cela il suffit dans un premier temps de nous envoyer régulièrement des fake news inédites, afin que nous puissions juger de la qualité et de l’implication de la personne désireuse de nous rejoindre.
Ensuite, en fonction de cela, nous proposerons à cette personne d’intégrer l’équipe de bénévoles.

12/ Quels sont vos étapes importantes à ce jour ?

Création : le 15/9/2019.
1er article repris largement (+15000 vues) : le 19/10/2019.
2ème article repris largement : le 17/11/2019.
1ère victoire avec diffusion de rectificatif d’un grand média : le 2/12/2019.
Création d’un premier Fake News à l’étranger : le 28/12/2019.
2183 fake news référencées : le 31/12/2019.
1er scoop mondial : le 2/1/2020.
100 000 vues cumulées : le 5/1/2020.
Scoop sur la pédophilie dans le Monde jusque fin 2019 : le 14/1/2020.
Lancement de l’affaire Matzneff-Girard-Hidalgo : le 2/2/2020.
Un journaliste du JT de 20h de TF1 reconnaît son erreur : le 13/2/2020.
500 abonnés twitter : le 15/2/2020.
Bilan des 5 premiers mois du site : le 15/2/2020.
2ème scoop mondial (80 000 vues en 24h) : le 21/2/2020.
Bilan des 6 premiers mois et lancement de la phase 2 : le 16/3/2020.

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