Ariane Chemin du Monde vient faire la morale sur Gabriel Matzneff, mais son journal diffusait encore des citations pédo-criminelles de l'auteur en 2019

La liste commence à être longue de ces journalistes qui défilent sur les plateaux de télés et de radios depuis quelques semaines en pensant être légitimes pour critiquer Gabriel Matzneff. Ils n’en avaient pourtant jamais rien dit auparavant, et leur silence valait approbation. Le ou les médias pour lesquels ils travaillent ou ont travaillé étaient même souvent des promoteurs de la pédo-criminalité, appelée alors pédophilie.
Après Christine Angot, dans les colonnes du Monde (où nous rappelons en quels termes le Monde promouvait la pédophilie), après Caroline Fourest, dont nous parlions ici, et Laurent Joffrin, dont nous parlions là, voici Ariane Chemin du Monde, qui vient déverser ses leçons de morale sur le plateau de C l’hebdo présenté par Ali Baddou.

A 4 min 50 : « Il est toujours chroniqué par des hommes, c’est ça qui nous a frappé aussi, ça raconte aussi une domination masculine. »

Cet argument de la domination masculine a également été employé par Caroline Fourest, et semble être la nouvelle version féministe permettant de condamner Matzneff. Mais dans l’extrait passé dans la vidéo ci-dessus, Matzneff nous servait la version féministe permettant de défendre ses pratiques, et qui était la version reprise par les médias jusque là, à savoir qu’il serait machiste de croire qu’une jeune femme de 14 ou 15 ans ne pourrait pas choisir librement son partenaire sexuel. L’idéologie s’adapte toujours aussi bien, merci pour elle.

Mais cet argument des auteurs systématiquement masculins est-il vrai ? En l’occurrence, le journaliste qui avait parlé dans Le Monde du Renaudot essai attribué à Gabriel Matzneff en 2013 était une femme, Macha Séry : « Gabriel Matzneff est aussi récompensé, dans la catégorie « essai » pour Séraphin, c’est la fin (La Table ronde), et Jean-Louis Gouraud pour Le Pérégrin émerveillé (Babel), dans la catégorie « poche ». »

Mais pour ceux qui diraient qu’il ne s’agit pas d’une « chronique », il suffirait, toujours dans Le Monde, d’évoquer Josiane Savigneau, ex-directrice du Monde des livres, qui a toujours défendu Matzneff et qui continue de le défendre jusqu’à ce jour.

Cette fake news d’Ariane Chemin ne sera évidemment pas relevée par l’équipe de C à vous, trop occupée à encenser ses invités plutôt qu’à chercher la vérité. Une vérité peu reluisante pour Ariane Chemin et le Monde.

Un journal qui faisait encore l’apologie de Gabriel Matzneff en 1990 dans un article consacré à son journal pédo-criminel : «  » Mes amours décomposées « , le cinquième volume (1983-1984) du journal d’un écrivain qui aime l’amour. Lorsqu’on aime un écrivain, tout de lui intéresse : ses journaux intimes, ses lettres, sa mégalomanie, ses naïvetés comme ses pensées graves, ses lâchetés comme ses moments de courage. C’est pourquoi le public que Gabriel Matzneff s’est constitué, en dix-neuf livres, lira avec passion le cinquième volume de son journal intime, Mes amours décomposés. […] Gabriel Matzneff _ qui avait la quarantaine dans les années que couvre ce volume _ aime les très jeunes filles. Quinze ans, seize ans, dix-sept ans. Elles le lui rendent bien. »

Un journal qui, tout en en faisant l’apologie en 1993, parlait de cette fameuse « Vanessa » qu’on connaît mieux aujourd’hui : « Gabriel Matzneff remplit ses  » carnets noirs  » entre deux dates-clés. Le 13 mai 1986, il est à Manille et va rentrer en France, préoccupé par une jeune fille, Vanessa, dont il est tombé amoureux. Le 22 décembre 1987, il clôt le volume que nous lisons dans l’avion qui le ramène aux Philippines. L’histoire  » Vanessa  » est finie. L’adolescente a quinze ans. Elle a commis la faute impardonnable de montrer sa jalousie, de s’interroger sans doute sur l’avenir d’une telle passion. »

Journal qui rédigeait une autre chronique par Camille de Toledo (un homme malgré le prénom), en 2009, sur un ouvrage de Matzneff, et toujours élogieuse : « Pour Gabriel Matzneff, dans cette édition annuelle de ses notes, de ses dîners, soirées, « galipettes », voyages en Italie, puis encore dîners, soirées, spectacles, c’est une façon de dérouler une trilogie bien connue et qui ne cesse de mourir, de s’essouffler : « Luxe, culture et bourgeoisie. » […] Matzneff est un de ces jouisseurs désoeuvrés qui d’une bouteille de vin ou d’une nuit d’amour font un combat contre l’ordre moral, le récit d’un martyr. Trahissant l’ordinaire, le banal de l’existence, il sublime l’insignifiant. »

Journal qui, encore récemment, mettait à disposition de ses lecteurs sur son site internet les meilleures citations de Gabriel Matzneff :

Le contenu en a été supprimé mais, il n’y a pas de petits profits, le lien URL a été gardé pour le référencement et mène aux citations d’une certaine Laeticia Colombani, sans qu’on sache vraiment pourquoi : https://dicocitations.lemonde.fr/auteur/2990/Gabriel_Matzneff/10.php

Malgré ce grand ménage de début d’année, en cherchant un peu on peut retrouver certaines de ces citations dans le cache de Google :

Y compris une citation clairement pédo-criminelle :

Le tout classé en « mots d’amour » évidemment :

On trouvait même 2 autres citations pédo-criminelles tirées de ce livre « Les moins de seize ans » sur Le Monde avant le début de l’affaire Matzneff fin décembre 2019 (accessible sur le lien du cache de Google quelques jours encore) :

Ce genre de citation (qui tombe pourtant sous le coup de la loi) se retrouvait mélangé à celles d’autres auteurs (lien du cache google disponible encore quelques jours), ou comment normaliser la pédo-criminalité :

Rassurez-vous braves gens, le ménage a été fait :

Comme le dit Ariane Chemin, pensant s’extraire de son constat, « c’est un peu le bal des tartuffes ». Bref, les médias sont complices de Gabriel Matzneff, et leur traitement hypocrite de l’affaire n’empêchera pas de voir clair dans leur stratégie : lécher, lâcher, lyncher sans jamais se remettre en question.



Catégories :Ali Baddou, Ariane Chemin, France 5, Le Monde

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