Pascal Praud n’assume pas ses déclarations élogieuses sur Gabriel Matzneff dans Le Point fin 2018

Il était sans doute trop risqué de traiter de l’affaire Gabriel Matzneff entourés de ses chroniqueurs de l’Heure des pros, dont un aurait pu lui rappeler son apologie du pédophile dans les colonnes du Point l’année passée. Alors Pascal Praud invitait en tête-à-tête (ce qui est plutôt rare dans cette émission, dont l’interview n’est pas le format) le 7/1/2020 dans l’Heure des Pros sur Cnews Alain Finkielkraut pour parler notamment de l’affaire Matzneff.
Alain Finkielkraut n’est pas, disons-le ainsi, le plus connu pour dénoncer la pédophilie, lui qui n’a jamais manqué de défendre Roman Polanski, comme il l’a d’ailleurs fait à nouveau lors de cette émission à plusieurs reprises (sic). Il ira même jusqu’à dire que le cas de Vanessa Springora n’était pas de la pédophilie, mais du détournement de mineurs.
Il était intéressant de voir ce qui se dirait car Pascal Praud déclarait dans le Point fin 2018, comme nous l’indiquions fin 2019 : « Plus qu’un livre de chevet, j’aime beaucoup Gabriel Matzneff, dont je crois avoir tous les livres. J’aime son style, ses formules, son rythme. J’aime ce qu’il dit et comme il le dit. »
A noter que Charlotte d’Ornellas, qui interviewait complaisamment Gabriel Matzneff en 2015 sur Boulevard Voltaire, faisait partie des intervenants de l’émission l’Heure des pros ce même jour.
Ce segment avec Alain Finkielkraut est un festival de retournement de veste de la part de Pascal Praud qui, loin de faire son mea culpa pour sa déclaration odieuse dans Le Point, qu’il ne rappellera évidemment pas, n’assume rien et fait croire aux téléspectateurs qu’il n’aurait jamais dit ce qu’il a dit un an plus tôt. Voir la vidéo suivante à partir de la 17ème minute :

Extraits :

« J’invite tout le monde à lire ce livre Le Consentement. »

« C’est vrai que c’est la parole des victimes et la révolution metoo permet aujourd’hui d’entendre la parole des victimes. Et c’est vrai qu’on peut lire et apprécier pourquoi pas Matzneff quand il écrit sur la littérature, sur la religion, sur l’histoire, comme il l’a fait dans Combat jadis, comme il l’a fait dans Le Monde jadis, comme il l’a fait dans Le Point récemment. Mais disons-le on est horrifiés, scandalisés, quand il rapporte ses aventures sexuelles précisément dans son journal qu’il a publié depuis 20 ans, 30 ans, journal d’ailleurs qui a peu de qualité littéraire. »

Finkielkraut ose, odieux : « Le cas Springora n’est pas un cas de pédophilie, il n’y a pas eu de viol puisque il y’a eu consentement. Je conçois qu’on soit attiré par une jeune fille en fleur qui n’a pas encore l’âge de la majorité sexuelle. »

Praud lui répond mollement : « Cette jeune femme est non seulement abîmée, mais peut-être détruite. […] La vérité c’est qu’un homme de 40 ou 50 ans ne doit pas regarder une femme, en l’occurrence une adolescente de 13 ou 14 ans. Parce que cette fragilité-là il faut en tenir compte. »

En a-t-il tenu compte, lui, Pascal Praud, quand il déclarait qu’il avait lu tous les livres de Matzneff, et qu’il aimait tout ce qu’il dit et comme il le dit ? Cela ne signifie-t-il pas qu’il a apprécié ceux de ces livres qui prônaient et décrivaient ouvertement des actes pédocriminels ?

A la 23ème minute et 8 secondes, Finkielkraut fera un lapsus intéressant pour les psychanalystes : « Ne soyons pas chrétien, crétin pardon. »
Avant de conclure par une défense (non assumée) du pervers sexuel : « Cet acharnement sur un homme malade, je n’ai pas envie d’y participer. »

Tout est dit.
Merci Pascal Praud pour cette absence de mea culpa, et pour cette formidable émission, vous montrez l’exemple à la France entière, vous êtes le modèle du journalisme français.
A noter qu’à part un article du Huffpost, aucun média à notre connaissance n’a rappelé les déclarations de Pascal Praud fin 2018 dans le Point pour les lui reprocher, ou même pour demander à son auteur de s’en expliquer. Il pourra donc continuer à animer ses émissions sur Cnews comme si de rien n’était, avec notamment cette chère et douce Charlotte d’Ornellas.
Dormez braves gens, les médias sont là pour vous protéger, vous informer et n’oubliez pas, ILS SONT LA DÉMOCRATIE et les mettre en cause c’est être pour le fascisme.



Catégories :Cnews, Pascal Praud, Pédophilie

3 réponses

Rétroliens

  1. Gérard Leclerc cite ceux qui ont soutenu Matzneff, et oublie Pascal Praud, assis à côté de lui – Fake News France
  2. Malaise quand Christophe Girard, ami de Gabriel Matzneff, ose dire du bien du livre de Vanessa Springora sur le plateau de Pascal Praud – Fake News France
  3. Les copains de Matzneff continuent à pérorer sur les plateaux télé pour parler de sexe – Fake News France
%d blogueurs aiment cette page :