Ivan Rioufol prétend que « toute la LICA s’est retrouvé à Vichy dans la collaboration ». Fake news !

Le 22/10/2019 sur Cnews dans l’Heure des pros :

A partir de 50 secondes, Ivan Rioufol déclare : « La totalité de la gauche pacifique, la LICA de l’époque, l’ancienne LICRA, les pacifiques, les anti-fascistes etc. se sont tous par pacifisme et parce qu’ils voulaient jouer l’apaisement vis-à-vis du nazisme, se sont tous rangés auprès de la collaboration et auprès de Vichy. »

Une partie de la LICA, mais pas toute :  » La ligue se reconstitue dans la clandestinité pour venir en aide aux victimes des lois anti-juives, en leur trouvant des caches en province, en leur fournissant des faux papiers d’identité, en créant des réseaux d’évasion vers la Suisse, l’Espagne et l’Angleterre.  » https://www.delitdimages.org/combien-de-collabos-a-lica-aujourdhui-licra-video/

Notamment le président de la LICA, Bernard Lecache, de 1929 à 1968, était un résistant pendant la guerre : « En septembre 1939, il n’est pas soumis aux obligations militaires (ayant été réformé en 1918), mais se présente comme volontaire, ce qui est refusé. Il met alors la LICA au service de l’effort de guerre (soutien aux soldats). En juin 1940, la victoire allemande le met gravement en danger ; il part donc pour l’Algérie où il arrive le 7 juillet 1940 comme journaliste accrédité par L’Écho d’Alger.
Le 29 août 1940, Marianne publie son article « Rien n’est fini », dénonçant le régime établi par Pétain et Laval le 10 juillet. Il s’ensuit une suspension de trois mois du journal, et Bernard Lecache est assigné à résidence dans la localité de Theniet El Had à 170 km au sud d’Alger. En mai 1941, il est envoyé au camp d’internement de Bossuet en Oranie, puis à Djeniene Bourezg, enfin à Djelfa (mai 1942). » https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Lecache#La_Seconde_Guerre_mondiale

Dans cet extrait, Pascal Praud fait une fake news également, en disant : « Les dirigeants communistes ont pactisé [avec les nazis], mais les militants étaient résistants chez les communistes. Guy Moquet a été fusillé. »

Il a été fusillé le 22 octobre 1941, après la fin du pacte germano-soviétique dont parlait Ivan Rioufol. Pendant la durée du pacte germano-soviétique, le parti communiste, dirigeants et militants, à de très rares exceptions près, ont suivi les directives de Staline à Moscou.



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